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Les Saints franciscains
de Novembre |
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3 novembre
Ste MARGUERITE DE LORRAINE |
| Biographie |
Marguerite, issue de la célèbre maison de Vaudémont, était la soeur de René II, duc de Lorraine. Encore enfant, elle perdit son Père et fut confiée à son aieul, René d'Anjou, roi de Provence, qui l'éleva dans la vertu. Par la suite,elle revint à Nancy, où la fréquentation de sa belle-soeur, Philippe de Gueldre, lui fit faire de grands progrès. Mariée à René, duc d'Alençon, elle veilla à l'éducation de ses enfants. Son époux étant décédé prématurément, elle lui succéda et administra son duché avec autant de sagesse que de courage. En 1519, ellese retira dans un couvent de Clarisses qu'elle avait fondé à Argentan. Elle y émit les voeux monastiques en 1520 et mourut l'année suivante. |
| Prière |
Seigneur, tu as rendu illustre ta Servante Marguerite par les grandes vertus qu'elle a montrées dans ses divers états de vie: accorde-nous, par son intercession, de persévérer fidèlement dans notre vocation et de rendre toujours témoignages à la lumière. Par Jésus Christ.
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7 novembre
Bse Hélène ENSELMINI,Vierge IIe Ordre |
Née dans une famille noble de Padoue en 1208, Hélène entra fort jeune dans le petit monastère des Clarisses de l'Arcella
fondé aux portes de la ville, par saint François lui-mérne en
1220, si l'on en croit la tradition. Antoine de Padoue rencontra
la jeune religieuse lorsqu'il était Provincial de l'Italie du nord.
La tradition rapporte qu'entre ces deux grandes âmes s'est établi un lien de sainte amitié faite d'assistance mutuelle: Antoine
aidait Hélène à supporter avec une patience héroïque ses
nombreuses infirmités; Hélène offrait en échange les rnérites
de ses souffrances pour le ministère de son directeur. Elle est
morte à Padoue le 4 novembre 1242, au terme d'une vie mystique d'autant plus intense que ses infirmités la séparaient progressivement des créatures. Innocent XII confirma son culte. |
7 novembre
Bse Marie-Assunta PALLOTTA, vierge III° Ordre |
La bienheureuse Marie-Assunta naquit à Force (Marches)
le 20 août 1878. En 1898 elle quitta son village natal pour entrer dans l'Institut des Franciscaines Missionnaires de Marie.
Après ses années de formation à Rome et Grottaferrata et un
court séjour à Florence, son désir de partir pour la Chine fut
exaucé. Elle arriva à Tong-eul-Kéou le 18 juin 1904. Dans
une de ses lettres elle écrit à ses parents: «Je demande au Seigneur la grâce de faire connaître au monde la pureté d'intention qui consiste à faire tout par amour de Dieu, même les
actions les plus ordinaires.» C'est ce qu'elle a vécu pendant sa
vie si brève. Elle mourut le 7 avril 1905 à Tong-eul-Kéou.
Pie XII la déclara bienheureuse en 1954. |
8 novembre
Bx Jean Duns Scot, I° Ordre |
Né à Duns, en Ecosse, vers la fire de l'an 1265, Jean
Duns Scot fut reçu très jeune dans l'Ordre de saint
François d Assise. Il fut ordonné prêtre le 17 mars 1291.
Après avoir obtenu les grades académiques à l'Université
de la Sorbonne à Paris, il enseigna aux Universités de
Cambridge, d'Oxford, de Paris et de Cologne. En vrai fils du Petit Pauvre d'Assise, il scruta avec pénétration la Révélation divine et rédigea un grand nombre
d'oeuvres philosophiques et théologiques, ce qui lui valut la
réputation et le nom de "Docteur subtil". Il prêcha, avec
ardeur, le mystère du Verbe Incarné (Assumptus Homo), né
pour glorifier Dieu-Trinité et pour conduire toutes les créatures spirituelles, anges et hommes, à leur achèvement : la
participation à l'amour des trois personnes divines. Il fut
aussi un défenseur convaincu de l'Immaculée Conception
de la Vierge Marie; la proclamation du dogme, en 1854,
légitimera le bien-fondé de sa thèse soutenue à la
Sorbonne. De même, il fut un précurseur pour reconnaître
l'autorité du Pontife Romain. Le 23 juin 1303, ayant refusé de contresigner le libelle
où le roi de France, Philippe le Bel, s'en prenait au Pape
Boniface VIII, Duns Scot doit quitter précipitamment la
France et retourner à Oxford. Sur l'ordre du Ministre
Général, il vient de nouveau à Paris où il obtient en 1305
la maîtrise en théologie. Régent au couvent d'études
franciscaines, il enseigne et écrit, passionnant ses étudiants
par sa théologie et sa spiritualité. C'est au couvent d'études de Cologne, où il fut envoyé comme lecteur en 1307,
qu'une mort prématurée vint le cueillir le 8 novembre 1308. Le grand renom de sainteté dont jouit l'éminent théologien, au cours de son existence, lui valut très tôt d'être l'objet d'un culte public non seulement au sein de l'Ordre franciscain, mais aussi à Cologne (Allemagne) où il est enseveli et à Noha (Italie). Ce culte a été confirmé le 6 juillet 1991 par le Pape Jean-Paul II.
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13 novembre
Saint Didace d'Alcala, I° Ordre |
| Biographie |
![[]](../imag/CrucifixSaintSacrement.jpg)
Né vers 1400 à Saint-Nicolas-du-Port (Andalousie), Didace
pensa très tôt à mener une vie solitaire et rejoignit un
prêtre dans un ermitage; mais un peu plus tard il désira une
vie plus structurée et entra chez les Frères Mineurs observants
d'Arrizafa (Cordoue), où il jouit de grâces d'oraison peu ordinaires, tout en menant une vie austère et humble. En 1441 il
fut envoyé aux Canaries avec la charge de gardien de la communauté et y exerça un apostolat fructueux pendant quatre
ans, puis il rentra en Espagne. En 1450, à l'occasion du Jubilé,
de la canonisation de saint Bernardin de Sienne et du Chapitre général, il dut accompagner plusieurs de ses frères à Rome;
une épidémie se déclara et Didace se montra si dévoué et
si habile qu'il fut chargé de la direction de l'infirmerie de l'Ara
Coeli. De retour en Espagne, il séjourna en divers couvents et
finit ses jours dans celui d'Aleala le 12 novembre 1463. De
nombreux miracles lui sont attribués, tant de son vivant qu'après sa mort; don Carlos, fils maladif de Philippe II, en fut
l'un des bénéficiaires. Didace fut canonisé en 1588. |
14 novembre
Ss. Nicolas Tavelic et ses Compagnons, Marrtyrs, I° Ordre |
| Biographie |
Né à Sebenic en Dalmatie vers 1340, Nicolas Tavelic entra
fort jeune dans l'Ordre des Frères Mineurs et séjourna plusieurs années à Rivo-Torto. II fut ensuite envoyé comme mis
sionnaire en Bosnie. Mais, en 1384, il part pour la Palestine
avec les frères Déodat de Rodez (Province d'Aquitaine), Pierre
de Narbonne (Province de Provence) et Etienne Cueno (Province de Gênes). Dans le double espoir de faire connaître le
Christ et de trouver le martyre, ils préparent soigneusement
une plaidoirie de la foi chrétienne qu'ils exposent au Cadi de
Jérusalem le 11 novembre 1391; celui-ci les invite à se rétracter sous peine de mort, mais ils refusent. Livrés au bourreau
ils furent flagellés puis étranglés et brûlés le 14 novembre
1391. Paul VI les canonisa en 1970.
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17 novembre
Sainte Elisabeth de Hongrie, III° Ordre. |
| Biographie |
Fille d'André II, roi de Hongrie, Élisabeth naquit en 120
et, fiancée en 1211 à Louis de Thuringe, fut élevée à la cour
de la Wartbourg; le mariage eut lieu dix ans plus tard. La duchesse rencontra les premiers Frères Mineurs venus en Allemagne et l'un d'eux, frère Roger, l'initia à l'esprit de saint François. Elle se consacra à l'éducation de ses trois enfants et au
service des pauvres, spécialement des vassaux éprouvés par la
guerre. Lorsque le duc Louis, parti pour la Croisade, mourut
subitement à Brindisi en 1227, Élisabeth se retira à Eisenach
où, encouragée par les Frères Mineurs, elle vécut dans la pauvreté. L'année suivante elle revêtit l'habit du Tiers Ordre franciscain et se fixa à Marbourg. Elle utilisa les revenus de son
douaire à la construction d'un hôpital. Elle y meurt le 17 novembre 1231. Grégoire IX la canonisa en 1235.
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18 novembre
Bse Salomé de Cracovie, vierge I I° Ordre. |
| Biographie |
Salomé, fille du duc de Lescon, est née à Cracovie en
1201; fiancée à l'âge de trois ans au prince Coloman, fils d'André II et frère de sainte Élisabeth de Hongrie, elle fût éduquée
pieusement à la cour hongroise. Le jour de leur mariage, les
deux jeunes gens décidèrent de vivre dans la virginité. Veuve
en 1245, elle revêtit l'habit des Clarisses au monastère de Zawischot (Cracovie) fondé par son frère Boleslas, duc de Cracovie. Elle y fut un exemple d'humilité et d'obéissance et y mourut le 17 novembre 1268. Clément X a confirmé son culte. |
19 novembre
Ste Agnès d'Assise, Vierge II° Ordre. |
| Biographie |
Née à Assise en 1197, Catherine rejoignit sa soeur Claire
au monastère bénédictin de St-Ange de Panso près d'Assise, le 4 avril 1212, pour vivre elle aussi sous la conduite de François d'Assise. Elle résista courageusement à sa famille qui
voulait l'arracher de ce monastère; c'est à la suite de cette lutte
que François lui donna le nom d'Agnès, en souvenir de la jeune martyre qui résista à ses bourreaux. Peu après, avec l'autorisation de l'évêque Guido, François installe les deux soeurs à
Saint-Damien. En 1219, Agnès est nommée, à Florence, Abesse d'un monastère de Bénédictines rattachées à St-Damien. La séparation fut pénible pour Agnès, mais elle
s'en remet à Dieu et poursuit sa tâche sans défaillir; elle établira plus tard la vie franciscaine dans deux autres monastères, à Mantoue et à Venise. Lorsqu'elle apprit que la fin de Claire était proche, elle revint à Assise pour l'assister. Trois
mois plus tard, le 16 novembre 1253, elle rejoignait sa soeur
dans la Vie éternelle. Son corps fut inhumé à St-Damien et
transféré dans la basilique Ste-Claire en 1260. Benoît XIV autorisa son culte en 1751.
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24 novembre
Commémoration de Tous les défunts de la Famille Franciscaine |
| Biographie |
Saint François et sainte Claire ont recommandé à leurs
frères et à leurs soeurs de prier pour les défùnts. II faut voir
là un signe de charité et d'unité entre les frères et les soeurs de
la terre et ceux qui nous ont précédés dans la même profession. C'est pourquoi la famille franciscaine ne se contente
pas de célébrer tous ses saints chaque année (voir au
29 novembre), mais réserve une journée pour comrnémorer
tous ses défunts en même temps que ses parents et amis décédés. Cette journée de communion fraternelle est avant tout une
intercession pour nos frères et nos soeurs, mais c'est aussi un.regard de sympathie vers ceux qui nous ont précédés avec,
comme nous, leurs vertus et leurs défauts, leurs joies et leurs
peines, leurs échecs et leurs victoires.
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26 novembre
St Léonard de PORT-MAURICE, prêtre du I° Ordre |
| Biographie |
Paul-Jérôme Casanuova est né dans une famille de marins à Port-Maurice (San Remo) en 1676. A l'âge de douze ans, il
rejoint un oncle à Rome et étudie chez les Jésuites; en 1697, il
entre chez les Frères Mineurs de la «Riformella» et prend le
nom de Léonard. Prêtre en 1702, il tombe gravement malade
et fait voeu de mettre toutes ses forces au service des missions
populaires. Durant quarante ans, jusqu'au jour de sa mort, il
parcourt l'Italie entière, ayant son point d'attache dans un ermitage près de Florence. C'est là qu'il établit une méthode de
vie spirituelle, basée sur une multitude d'exercices qu'il pratiquait et prêchait ensuite en les adaptant aux personnes du monde: dévotion au saint Nom de Jésus et au chemin de la
croix, processions, confréries. Ni savant, ni grand orateur, il
donnait des conseils adaptés, toujours dominés par l'idée de
l'abandon à Dieu. Sa renommée l'obligea à intervenir dans les
affaires politiques, aidant les cités turbulentes à faire la paix;
partout où il passait, il apportait un souffle religieux nouveau.
Après une dernière mission prêchée à Bologne, il prit froid
dans les Apennins en se rendant à Rome, où il est mort le
26 novembre 1752. Il fut canonisé en 1867. Pie XI le proclama
patron des prédicateurs de missions populaires.
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28 novembre
St Jacques de la Marche, prêtre du I° Ordre |
| Biographie |
Né à Monteprandone dans les Marches en 1394, Jacques
garda d'abord les brebis, puis, grâce à un prêtre de sa famille,
commença des études et fit son droit à Pérouse. En 1416,
il entra dans l'Ordre des Frères Mineurs: il affirme dans un sermon sur saint Bernardin de Sienne que ce grand saint lui
donna l'habit sur le mont Alverne, mais des documents dignes
de foi disent qu'il fut admis au couvent de la Portioncule et fit
son noviciat aux Carceri. Prêtre en 1422, il collabora à l'apostolat de Bernardin de Sienne, de Jean de Capistran et d'Albert
de Sarteano, tant dans la prédication que dans la réforme de l'Ordre. En 1430 il entreprit la prédication aux hérétiques,
d'abord en Italie, ensuite en Dalmatie et en Bosnie où il devint commissaire général, puis en Hongrie et en Autriche où il
fut inquisiteur. Il tenta même d'étendre son ministère jusqu'au
Proche-Orient, mais il rentra en Italie où, durant trente ans, il
ne cessera de parcourir les Marches et l'Italie centrale. Enfin,
malgré son grand âge, il est chargé par le pape d'une mission
diplomatique à Naples, où il mourut le 28 novembre 1476.
Benoît XIII l'a canonisé en 1726.
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29 novembre
Tous les SAINTS de la Famille Franciscaine |
| Biographie |
La famille franciscaine compte des centaines de saints et bienheureux dont la sainteté est officiellement reconnue et de nombreux frères et soeurs dont la cause a été introduite. A côté de ceux-là, il y a une multitude de frères et soeurs dont l'histoire n'a pas toujours retenu les noms, mais qui tous, à leur manière, ont servi le Seigneur en suivant la voie ouverte par François d'Assise: martyrs, prédicateurs infatigables,
missionnaires, savants et travailleurs manuels, contemplatifs
et solitaires; des soeurs contemplatives du deuxième et du troisième Ordre, des frères et des soeurs du troisième Ordre voués
aux oeuvres apostoliques les plus variées; des frères et des
soeurs, mariés ou non, mais vivant dans le monde, depuis les
princes jusqu'aux serviteurs et aux humbles mendiants. C'est
cette multitude de frères et de soeurs que l'Ordre veut fêter en
ce jour, afin que ceux de la terre soient unis à ceux du ciel
dans une action de grâce unanime envers le Seigneur qui
nous a conduits sur la voie franciscaine. Ensemble rendons
gloire et honneur à celui qui est Tout.
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